1420x2000Depuis qu’ils sont entrés en littérature en France sous l’Ancien Régime, les contes ont essaimé dans toutes les sphères de la représentation, légitimées ou triviales.

En 2001, l’exposition de la Bibliothèque nationale de France avait mis en évidence la récurrence de leurs personnages et de leurs scénarios bien au-delà des livres, et jusque dans les objets familiers. De plus, les références aux contes innervent le langage sur le mode de l’allusion ou de la figure, créent des effets de connivence et jouent le rôle de mots de passe culturels.

 Le colloque propose de s’attacher à cette omniprésence et à cette influence dans le domaine proprement littéraire – excluant donc le cinéma, les séries télévisées, les jeux vidéo, la publicité, etc. – afin d’interroger la manière dont les contes nourrissent la littérature et l’expérience littéraire.

Pour étudier ce phénomène que nous qualifions d’épanchement  du conte dans la littérature, nous aurons à questionner la présence latente ou affichée des contes dans les œuvres littéraires, de l’innutrition à la réappropriation,  ainsi que la manière dont cette présence est prise en compte dans l’enseignement

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Colloque organisé par Philippe Desan (University of Chicago)
Comité scientifique : Philippe Desan (University of Chicago,
Véronique Ferrer (Université Bordeaux 3), Thierry Gontier (Université Lyon 3)


Ce colloque a pour but de voir comment la pensée de Montaigne a été reçue, commentée, interprétée, voire détournée, du début du XVIIe siècle au début du XXIe siècle. Cette réception philosophique peut être soit directe – commentaires de Pascal sur Montaigne par exemple –, soit indirecte comme dans le cas de la tradition de liberté négative ou du libéralisme moderne. Il s’agira d’explorer les nombreuses ramifications philosophique d’un auteur qui échappe aux écoles. Nous parlerons pour cette raison d’« usages philosophiques » de Montaigne plutôt que d’une philosophie à part entière.

 

 

 

 

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Pages de JE Orient Occident 8 dec 2016Faisant un retour sur son grand texte Orientalism (L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, 1978) et sur les nombreux commentaires qu’il a suscités, Edward W. Said écrit : « Loin de défendre les Arabes ou l’Islam – comme beaucoup l’ont cru en lisant mon livre –, ma thèse est qu’aucune de ces deux entités n’a jamais existé autrement qu’en tant que “communauté d’interprétation” et que, comme le terme d’Orient lui-même, chaque désignation représente des intérêts, des revendications, des projets, des ambitions et des rhétoriques qui, à l’époque, étaient non seulement violemment opposés, mais aussi inscrits dans une situation de guerre déclarée » (Réflexions sur l’exil et autres essais [Reflections on Exile], trad. Charlotte Woillez, Actes Sud, 2008). Par ailleurs, Edward W. Said pose les questions essentielles dans un monde dit globalisé et cosmopolite. Que signifie être exilé, déplacé, vivre entre plusieurs mondes ? Comment l’Occident se représente-t-il le monde arabo-musulman ? Comment combattre l’idée du « choc des civilisations » ? Il souligne également la spécificité du rapport au monde des très nombreux artistes expatriés ou exilés qui, du fait de leur expérience du déplacement, ont contribué à la critique de l’eurocentrisme et à la déconstruction des processus d’essentialisation de l’identité ou de la culture : « Ces épreuves engendrent une urgence, pour ne pas dire une précarité de la vision et une fragilité de l’énoncé, qui rend l’usage du langage bien plus intéressant et provisoire qu’il ne l’aurait été autrement » (Ibid.).
Axes :
1. Identité, altérité, voyage, exil, frontière
2. Intertextualité, réécriture, imagologie
3. Traduction, transmission, mémoire

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